| Nouvelles WalMart 2 |
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Les efforts d’organisation à Wal-Mart s'accélèrent, en dépit des efforts concertés de la société pour contrer l'activité syndicale. Aux États-unis - où la campagne est menée par les TUAC International - l'intérêt croissant pour se syndicaliser est alimenté par un certain nombre de facteurs, y compris les éléments qui suivent : l’horrible exploitation des travailleurs par Wal-Mart; la proposition d’une législation américaine qui pourrait mettre fin aux intimidations exercées par Wal-Mart et d'autres sociétés contre les travailleurs qui veulent se joindre à un syndicat; et la preuve concrète constatée au canada démontrant que les travailleurs de wal-Mart peuvent se syndiquer et obtenir une convention collective. « Pour l'instant, les membres de la section locale 501 des TUAC Canada travaillant à Wal-Mart de Saint-Hyacinthe sont les seuls travailleurs couverts par une convention collective en Amérique du Nord », mais ils ne seront pas les derniers », déclare Wayne Hanley, le président national des TUAC Canada. Des conventions collectives permettant d’avoir trois autres unités de négociation à Wal-Mart au Québec sont en cours pour parvenir à un premier contrat. « La convention collective permet aux travailleurs d’avoir une véritable voix et assure une protection en milieu de travail comme l'ancienneté, l’absence du favoritisme, la possibilité de présenter des griefs et la garantie d’une échelle de rémunération », a déclaré Hanley. « Sans la convention collective, Wal-Mart peut faire ce qu'il veut – tel qu’il l'a fait récemment lorsqu’il a réduit le taux de rémunération à certains de ses magasins de l'Ouest du Canada. La réalité est que sans une convention collective, les travailleurs de Wal-Mart, savent que les seules règles qui comptent au travail sont celles de Wal-Mart ». Mais l'entreprise n'est pas totalement au-dessus de la loi. Récemment, un tribunal américain- et suite à 30 poursuites déposées par les travailleurs de Wal-Mart à travers les Etats-Unis – a statué que Wal-Mart n'avait pas payé les travailleurs pour toutes les heures travaillées, y compris les pauses manquées. Le montant des chèques de paye « réduits » pourrait avoir un total dépassant 600 millions de dollars en dommages-intérêts. Deux millions de femmes qui travaillent ou qui ont travaillé chez Wal-Mart poursuivent aussi la société à cause d’une discrimination entre les sexes qu’elles ont subi en matière de rémunération et de promotions. C'est la plus grande poursuite dans l'histoire américaine. Mais en attendant une réponse uniforme de la part des cours, les travailleurs américains à Wal-Mart se rendent comptent de plus que la meilleure façon de résister à ce dernier est de se syndiquer. En avril, des travailleurs de Wal-Mart venant de tout les États-Unis se sont joints à un rassemblement international des TUAC à Washington pour appuyer Employee Free Choice Act. Si l’EFCA est adopté et si la majorité des travailleurs signent des cartes syndicales, les employés peuvent gagner un syndicat à leur magasin. Il n’est pas surprenant que Wal-Mart (le plus gros employeur) mène la campagne contre le projet de loi. Cependant, cet état de fait n'a pas empêché l’organisation d’autres rassemblements des travailleurs de Wal-Mart et une hausse des demandes des travailleurs de Wal-Mart pour les organisateurs syndicaux locaux des TUAC dans un certain nombre d'endroits à travers les États-Unis. Plus de 1.3 millions américains travaillent chez Wal-Mart. L’adoption de la loi Employee Free Choice Act pourrait nécessiter un vote au Congrès dès la fin du mois de Juin. |

